Structurer une application de santé mentale autour des besoins utilisateurs

UX/UI Designer

À propos du projet

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Date:

2025

Client:

Foodle

Secteur:

Food service

Trop de ressources, pas assez de repères

Le site d’Equi-libre regroupait une grande diversité de contenus : articles, conseils, méditations, exercices de respiration, tests d’auto-évaluation et outils d’organisation.

Le risque était de reproduire cette richesse dans une application mobile sans la rendre plus accessible. Or, dans un contexte de stress, de fatigue ou d’anxiété, l’utilisateur doit pouvoir trouver rapidement une réponse adaptée — sans devoir parcourir une bibliothèque complexe.

Comment transformer une base de contenus dense en une expérience mobile claire, rassurante et immédiatement utile ?

Research & Discovery

  1. Comprendre les utilisateurs

La recherche préalable a montré que les utilisateurs n’abordent pas la santé mentale de la même façon. Certains souhaitent mieux dormir, d’autres réduire leur charge mentale, retrouver de la concentration ou suivre leur évolution émotionnelle.

Mais tous partagent une attente commune : ne pas avoir à chercher longtemps avant de trouver une ressource pertinente.


  • Jules — mieux gérer sa charge de travail et rester concentré.

  • Esmée — organiser son quotidien et retrouver confiance.

  • Pierre — améliorer son sommeil et décrocher du travail.

  • Olivia — apaiser son anxiété et progresser à son rythme.

  1. Observer le marché — apprendre des concurrents

    J’ai analysé deux applications de bien-être reconnues : Calm et Headspace. L’objectif était d’identifier leurs choix de navigation, leur manière de catégoriser les contenus et les opportunités à saisir pour Equi-libre.

    Les deux applications facilitent l’accès à des exercices de méditation et de sommeil. En revanche, elles offrent peu d’outils pour organiser son quotidien, suivre son état émotionnel ou comprendre son évolution sur la durée.

  1. Tests utilisateurs

Après l’analyse concurrentielle, une première organisation des contenus a été proposée. Mais une catégorisation qui semble claire pour une équipe de conception ne correspond pas forcément au modèle mental des utilisateurs.


J’ai donc réalisé trois tris de cartes ouverts afin de comprendre comment les participants regroupaient naturellement les contenus et les fonctionnalités d’Equi-libre.

Les résultats des trois tests ont fait émerger une organisation commune. Les utilisateurs regroupaient naturellement les ressources autour de grands besoins de bien-être, d’exploration et de suivi personnel.

J’ai donc retenu cinq catégories principales :

  • Sommeil

  • Stress & émotions

  • Parcours guidés

  • Bibliothèque

  • Mon espace

  1. Une navigation en trois portes d’entrée

    L’architecture finale répond à trois intentions distinctes :

    • Accueil : agir immédiatement grâce à une session du jour, une recherche et des raccourcis.

    • Explorer : parcourir les contenus selon un besoin, un thème ou un format.

    • Mon espace : suivre son évolution, écrire dans son journal et retrouver ses contenus personnels.

    Cette organisation permet de répondre aussi bien à un besoin urgent — par exemple calmer une montée de stress — qu’à une recherche plus approfondie sur le sommeil ou la concentration.

les parcours utilisateurs

Ce projet m'a permis de transformer des retours contradictoires en solutions concrètes et mesurables. En croisant l'analyse des besoins internes avec des tests utilisateurs réels, j'ai identifié des blocages impactant directement le taux de conversion.

Les recommandations proposées visent à augmenter le taux de conversion et la satisfaction utilisateur, tout en réduisant les frictions qui pourraient conduire à l'abandon du service par manque de confiance.

Conclusion & Apprentissages

Une architecture de l’information ne consiste pas seulement à organiser des contenus : elle doit refléter la manière dont les utilisateurs pensent et cherchent.

  • Dans un produit lié à la santé mentale, réduire la charge cognitive est une exigence centrale.

  • Le tri de cartes aide à valider les catégories avant de figer une navigation.

  • Le wording est une composante essentielle de l’architecture : il doit être simple, empathique et non médicalisant.

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